Chaque matin je me réveille
Avec le même dégoût que la veille
Le réveil sonne à sept heures
Pour que j'aille accomplir mon labeur
Je m'habille machinalement
Comme tous les jours depuis vingt ans
Je me prépare mes deux tartines
Et un petit noir sans caféine
Ma vie est réglée comme une horloge
A aucune de ces règles je ne déroge
Mais peut-être que demain
Je ne me lèverais pas le matin
J'ouvrirais les yeux vers midi
Sans penser à tous mes soucis
Puis j'ouvrirais la fenêtre en grand
Profiter de la vie en respirant,
Une dernière goulée d'air,
Sauter et tout laisser derrière...
Mais aujourd'hui je ne peux pas
Mon travail m'attend là-bas
Mais peut-être que demain
Je ne me lèverais pas le matin...
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